D. Mathieu nous parle de son projet Burr Rain Storm !

Pourriez-vous nous parler de vous ?  Je suis normalement étrange ou étrangement normale. Je réfléchie beaucoup pour rien et ça me fait du bien. Mes parents sont antillais mais j’ai vécu au Québec toutes les 23 années de ma vie. Quand on me connait peu, je suis assez tranquille, mais une fois la glace cassée je suis la créature la plus vulgaire de l’histoire de l’humanité. Mon activité préférée est dormir et je n’aime pas mon prénom: Debbi.   Comment en êtes-vous venu à écrire ?  J’écris parce que ma vie de tous les jours est vraiment moche comparée aux potentielles aventures que je pourrais avoir. Commencer d’écrire un récit fictif, c’est comme s’approprier la vie de quelqu’un d’autre, et même de jouer le rôle de tous les personnages à la fois. C’est ma drogue.   A illustrer ?  Hm… J’ai commencé à inventer des histoires assez tôt, avant même de savoir écrire. Au début, c’était avec des jouets, comme tous les enfants. J’imagine que le dessin est l’équivalent du deuxième niveau que j’ai atteint dans le but d’apprendre à conter des histoires. Apparemment, je dessinais assez bien même jeune, alors mes parents m’offraient toujours des crayons et des cahiers pour continuer, et je continuais parce que je pensais que ça leur faisait plaisir.   Depuis quand écrivez-vous ?  J’ai un très vague souvenir de ma vie post-2011 (bizarrement) mais je ne pense pas exagérer en disant que ça doit être dans les alentours de mes 6-7ans.   Et depuis quand dessinez-vous ?  Évidemment, je dessine depuis très jeune. Mais j’ai commencé à le faire professionnellement depuis 2011: je vendais des tableaux à l’aquarelle et j’affichais mes planches de bande dessinée sur un vieux, vieux, blog qui est mort maintenant.   Quelles sont vos inspirations ?  Je suis assez lunatique comme personne, alors l’inspiration, c’est pas ça qui manque. Mon cerveau est perpétuellement sur un trip d’extacy, alors que ce soit en écoutant une chanson, en pleine classe, en faisant caca, assise dans le bus sans écouteurs, mon attention va bifurquer sur une personne inexistante vivant une situation improbable ou tout simplement horrible. C’est super embêtant quand je lis un livre, parce qu’en lisant une moitié de phrase il m’arrive de penser à une histoire du début à la fin qui n’a aucun lien avec le sujet dudit livre.   Avez-vous des auteurs, des artistes préférés ?  Présentement, au niveau du dessin j’ai beaucoup d’admiration pour les frères Tomer et Asaf Hanuka, l’illustratrice Loish, et Jamie Hewlett (Tank Girl & Gorillaz). Côté scénario/histoire/développement des personnages, je fan-girlise Hayao Miyazaki, Satoshi Kon, Chan Wook Park, Amélie Notomb, Milan Kundera et Tyler the Creator. Ce que j’apprécie de toutes ces personnes, c’est qu’ils ont tous un style propre à eux, que ce soit de l’écriture ou du visuel. Ils constituent aussi une grande et riche source d’inspiration, mais ils m’inspirent à bâtir mon propre genre plutôt que de faire « comme eux ».   Des Bds, des genres qui vous plaisent et vous inspirent ?  Pour moi, c’est réellement les personnages qui sont à la base de l’ambiance d’une histoire. Ceci dit, je suis prête à essayer tous types de bandes dessinées, du moment que les personnages aient une saveur bien à eux. Si l’histoire habite un défi psychologique et des personnages dérangés, c’est un plus. Parce que si la situation entourant le récit est exceptionnelle mais que les acteurs sont prévisibles ou trop parfaits, ou trop stéréotypés, ça ne prendra pas longtemps avant que je perde de l’intérêt. Dans mes tops favoris se trouvent Monster de Naoki Urasawa, Le Nao de Brown de Glyn Dillon, Les vieux fourneaux de Lupano Cauet , Les deuxièmes de Zviane, et le guide du mauvais père de Guy Delisle.   Depuis combien de temps faites-vous vivre votre blog ?  Je blogue depuis l’adolescence, mais mon présent blog a été mis en ligne le 2 Février 2015.   Comment vous est venue l’idée de proposer des comicstrips sur votre blog ?  Je faisais les comicstips via ma fanpage Facebook auparavant. Parce que je ne me trouvais pas assez productive de publier une seule page de temps à autre, un jour je me suis donné comme défi de faire un comicstrip par jour. C’est pour ça que sur mon blog, les D.Zaventures, comme je les appelle, commencent au numéro 57.   Pourquoi, aujourd’hui, souhaitez-vous proposer une BD en ligne ?  Mon but en tant qu’artiste est, certes, de vivre de mon art, mais aussi pouvoir offrir mes bandes dessinées gratuitement. On s’entend que le Web est le média idéal pour arriver là ! Et, si certains lecteurs veulent acheter la version papier par la suite pour m’encourager, je ne leur dirai pas non, ha ha haaaa~. Burr Rain Storm propose des sujets pointus comme l’avortement, la religion, les droits de l’hommes, la dépression et autres maladies mentales. Je n’irai pas prétendre que je suis une experte certifiée pour accompagner les gens à surmonter les épreuves précédemment mentionnées, mais si mon point de vue peut aider au moins une personne, ça vaut tout l’or du monde.   Comment vous est venue l’idée de Burr Rain Storm ?  Burr Rain Storm est mon bébé, et il est planifié depuis 2011. Au départ, c’était seulement supposé être un journal de mes pensés en bandes dessinées. C’est par la suite que j’ai développé le personnage de Roots et réaliser qu’elle ferait un bien meilleur personnage principale que moi. Les autres personnages sont tous inspirés de gens de mon entourage, en l’occurrence, « Laine » qui est la version BD de ma mère, Yolène, au début irritante et s’effritant à rien, mais une fois bien traitée, est solide, douce, et réconfortante. Tous ceux qui ont croisés mon chemin m’ont enseigné quelque chose, et afin de chérir ses enseignements je ressens le besoin de les immortaliser.   Quels seraient vos projets pour l’avenir, vos souhaits ?  J’ai au moins cinq autres dossiers de bande dessinée à faire après BRS. Si je suis assez chanceuse pour ne pas me faire happer par un camion avant mon heure, j’aimerais faire de la BD jusqu’à la toute fin.   Avez-vous un site (blog, facebook, twitter…) ?  Mon blog : dmathieucomics.com  Facebook : D. Mathieu Comics  Twitter : @D_Mathieu  Instagram : @dmathieunivers  Tumblr : deemathieu.tumblr.com  Pinterest : Debbi Mathieu Cassendo   Je sais, c’est de l’abus.   Et dernière question, en quelques lignes, pouvez-vous donner envie à nos lecteurs de (re)découvrir votre univers littéraire ?  Aimez-vous le sang qui gicle ? Vous êtes venu au bon endroit ! Nah sans blagues, je pense que je préfèrerais prévenir mes futurs lecteurs que de les ‘inciter’ à me lire; les prévenir qu’à l’écrit, les sujets tabous n’existent pas pour moi. En tant qu’auteure, je ne me sens pas divergente du reste de la communauté, mais je sais que mes idées et mon approche sont très différents de la norme. Le « politiquement correct » ne m’intéresse pas, le sexe ne me déstabilise pas, la mort me fascine, les humains me fascinent encore plus, et mon univers littéraire baigne dans tout ça. Surtout, je ne cherche pas à plaire, mais je suis toujours à l’écoute des commentaires et critiques. Me lire, c’est être témoin de la seule incarnation de ma liberté, et un esprit libre c’est « fucktop ».

Pourriez-vous nous parler de vous ? 

Je suis normalement étrange ou étrangement normale. Je réfléchie beaucoup pour rien et ça me fait du bien. Mes parents sont antillais mais j’ai vécu au Québec toutes les 23 années de ma vie. Quand on me connait peu, je suis assez tranquille, mais une fois la glace cassée je suis la créature la plus vulgaire de l’histoire de l’humanité. Mon activité préférée est dormir et je n’aime pas mon prénom: Debbi. 

Comment en êtes-vous venu à écrire ? 

J’écris parce que ma vie de tous les jours est vraiment moche comparée aux potentielles aventures que je pourrais avoir. Commencer d’écrire un récit fictif, c’est comme s’approprier la vie de quelqu’un d’autre, et même de jouer le rôle de tous les personnages à la fois. C’est ma drogue. 

A illustrer ? 

Hm… J’ai commencé à inventer des histoires assez tôt, avant même de savoir écrire. Au début, c’était avec des jouets, comme tous les enfants. J’imagine que le dessin est l’équivalent du deuxième niveau que j’ai atteint dans le but d’apprendre à conter des histoires. Apparemment, je dessinais assez bien même jeune, alors mes parents m’offraient toujours des crayons et des cahiers pour continuer, et je continuais parce que je pensais que ça leur faisait plaisir. 

Depuis quand écrivez-vous ? 

J’ai un très vague souvenir de ma vie post-2011 (bizarrement) mais je ne pense pas exagérer en disant que ça doit être dans les alentours de mes 6-7ans. 

Et depuis quand dessinez-vous ? 

Évidemment, je dessine depuis très jeune. Mais j’ai commencé à le faire professionnellement depuis 2011: je vendais des tableaux à l’aquarelle et j’affichais mes planches de bande dessinée sur un vieux, vieux, blog qui est mort maintenant. 

Quelles sont vos inspirations ? 

Je suis assez lunatique comme personne, alors l’inspiration, c’est pas ça qui manque. Mon cerveau est perpétuellement sur un trip d’extacy, alors que ce soit en écoutant une chanson, en pleine classe, en faisant caca, assise dans le bus sans écouteurs, mon attention va bifurquer sur une personne inexistante vivant une situation improbable ou tout simplement horrible. C’est super embêtant quand je lis un livre, parce qu’en lisant une moitié de phrase il m’arrive de penser à une histoire du début à la fin qui n’a aucun lien avec le sujet dudit livre. 

Avez-vous des auteurs, des artistes préférés ? 

Présentement, au niveau du dessin j’ai beaucoup d’admiration pour les frères Tomer et Asaf Hanuka, l’illustratrice Loish, et Jamie Hewlett (Tank Girl & Gorillaz). Côté scénario/histoire/développement des personnages, je fan-girlise Hayao Miyazaki, Satoshi Kon, Chan Wook Park, Amélie Notomb, Milan Kundera et Tyler the Creator. Ce que j’apprécie de toutes ces personnes, c’est qu’ils ont tous un style propre à eux, que ce soit de l’écriture ou du visuel. Ils constituent aussi une grande et riche source d’inspiration, mais ils m’inspirent à bâtir mon propre genre plutôt que de faire « comme eux ». 

Des Bds, des genres qui vous plaisent et vous inspirent ? 

Pour moi, c’est réellement les personnages qui sont à la base de l’ambiance d’une histoire. Ceci dit, je suis prête à essayer tous types de bandes dessinées, du moment que les personnages aient une saveur bien à eux. Si l’histoire habite un défi psychologique et des personnages dérangés, c’est un plus. Parce que si la situation entourant le récit est exceptionnelle mais que les acteurs sont prévisibles ou trop parfaits, ou trop stéréotypés, ça ne prendra pas longtemps avant que je perde de l’intérêt. Dans mes tops favoris se trouvent Monster de Naoki Urasawa, Le Nao de Brown de Glyn Dillon, Les vieux fourneaux de Lupano Cauet , Les deuxièmes de Zviane, et le guide du mauvais père de Guy Delisle. 

Depuis combien de temps faites-vous vivre votre blog ? 

Je blogue depuis l’adolescence, mais mon présent blog a été mis en ligne le 2 Février 2015. 

Comment vous est venue l’idée de proposer des comicstrips sur votre blog ? 

Je faisais les comicstips via ma fanpage Facebook auparavant. Parce que je ne me trouvais pas assez productive de publier une seule page de temps à autre, un jour je me suis donné comme défi de faire un comicstrip par jour. C’est pour ça que sur mon blog, les D.Zaventures, comme je les appelle, commencent au numéro 57. 

Pourquoi, aujourd’hui, souhaitez-vous proposer une BD en ligne ? 

Mon but en tant qu’artiste est, certes, de vivre de mon art, mais aussi pouvoir offrir mes bandes dessinées gratuitement. On s’entend que le Web est le média idéal pour arriver là ! Et, si certains lecteurs veulent acheter la version papier par la suite pour m’encourager, je ne leur dirai pas non, ha ha haaaa~. Burr Rain Storm propose des sujets pointus comme l’avortement, la religion, les droits de l’hommes, la dépression et autres maladies mentales. Je n’irai pas prétendre que je suis une experte certifiée pour accompagner les gens à surmonter les épreuves précédemment mentionnées, mais si mon point de vue peut aider au moins une personne, ça vaut tout l’or du monde. 

Comment vous est venue l’idée de Burr Rain Storm ? 

Burr Rain Storm est mon bébé, et il est planifié depuis 2011. Au départ, c’était seulement supposé être un journal de mes pensés en bandes dessinées. C’est par la suite que j’ai développé le personnage de Roots et réaliser qu’elle ferait un bien meilleur personnage principale que moi. Les autres personnages sont tous inspirés de gens de mon entourage, en l’occurrence, « Laine » qui est la version BD de ma mère, Yolène, au début irritante et s’effritant à rien, mais une fois bien traitée, est solide, douce, et réconfortante. Tous ceux qui ont croisés mon chemin m’ont enseigné quelque chose, et afin de chérir ses enseignements je ressens le besoin de les immortaliser. 

Quels seraient vos projets pour l’avenir, vos souhaits ? 

J’ai au moins cinq autres dossiers de bande dessinée à faire après BRS. Si je suis assez chanceuse pour ne pas me faire happer par un camion avant mon heure, j’aimerais faire de la BD jusqu’à la toute fin. 

Avez-vous un site (blog, facebook, twitter…) ? 

Mon blog : dmathieucomics.com 
Facebook : D. Mathieu Comics 
Twitter : @D_Mathieu 
Instagram : @dmathieunivers 
Pinterest : Debbi Mathieu Cassendo 
Je sais, c’est de l’abus. 

Et dernière question, en quelques lignes, pouvez-vous donner envie à nos lecteurs de (re)découvrir votre univers littéraire ? 

Aimez-vous le sang qui gicle ? Vous êtes venu au bon endroit ! Nah sans blagues, je pense que je préfèrerais prévenir mes futurs lecteurs que de les ‘inciter’ à me lire; les prévenir qu’à l’écrit, les sujets tabous n’existent pas pour moi. En tant qu’auteure, je ne me sens pas divergente du reste de la communauté, mais je sais que mes idées et mon approche sont très différents de la norme. Le « politiquement correct » ne m’intéresse pas, le sexe ne me déstabilise pas, la mort me fascine, les humains me fascinent encore plus, et mon univers littéraire baigne dans tout ça. Surtout, je ne cherche pas à plaire, mais je suis toujours à l’écoute des commentaires et critiques. Me lire, c’est être témoin de la seule incarnation de ma liberté, et un esprit libre c’est « fucktop ».

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