Interview de Rodrigo Arramon

Rodrigo Arramon nous parle de ses travaux, de ses projets et surtout de son roman Marl le Chevrier :






  1. Pourriez-vous nous parler de vous ?
Rodrigo Arramon, né en 1974 au Chili. J’ai passé mon enfance et la première partie de mon adolescence entre le continent sud-américain et le continent africain. Je me suis installé en France à l’âge de quinze ans. J’écris depuis cette époque. Je dessine aussi, c’est une passion, sous le pseudonyme d’Isangeles.

  1. En tant que modérateur d’un forum sur la BD (BDamateur), quel(s) genre(s) de bande-dessinées aimez-vous lire ? Pourquoi ?
Je collectionne les bds. Je lis de tout, sauf les bds qui font dans le gore, c’est vraiment un genre que je n’apprécie pas. J’aime beaucoup les bds d’aventure, en particulier les Spirou du temps de Tome et Janry. Elles ont accompagné mon apprentissage du français. Un autre genre c’est bien sûr l’heroic fantasy, en particulier la Quête de l’oiseau du temps. Une série de référence. Les bds historiques aussi me plaisent bien, c’est un peu le métier qui vient déteindre sur mes passions.

  1. Quels sont vos auteurs, scénaristes, dessinateurs préférés ? Scénaristes préférés ?
Mon auteur préféré en fantasy, c’est David Gemmell. Un grand auteur, disparu trop tôt. Tolkien aussi, je lis le Seigneur des Anneaux au moins une fois tous les deux ans. En dehors de la fantasy, disons Albert Camus et Le Clézio.
Côté scénariste, que du classique. Le Tendre et Van Hamme pour ne citer qu’eux.
Niveau dessinateurs, c’est Giraud qui vient en tête, et son travail sur Blueberry. Son trait était vraiment impressionnant. Janry sur le grand Spirou, j’ai longtemps copié son dessin. Et pour finir, Taniguchi, un mangaka qui m’apporte une évasion immédiate.

  1. Vous êtes aussi scénariste, quels sont vos inspirations ?
Je vais souvent chercher l’origine de mes histoires dans les peurs qui m’habitaient, enfant. Dans les histoires que me racontaient mes parents quand nous étions en Afrique. C’est surtout l’Aventure et l’étrange qui me plaisent. Ainsi, les écrits de Lovecraft, les vieux magazines Pulps, et Indiana Jones sont les principales sources de mon inspiration.

  1. Dans le domaine de l’illustration et de la bande-dessinée, avez-vous des projets en cours ?
Oui, côté bd, je termine le webcomics Les Aventuriers de l’Etrange qui doit normalement sortir en septembre au sein de l’Association Chacalprod. C’est une aventure qui se déroule en divers endroits de notre globe, avec une incursion dans les années 1920. En ce qui concerne l’illustration, je dois croquer les personnages de mon prochain roman.

  1. Vous avez sorti en début d’année votre 1er roman Les Chroniques du Territoire : Marl le Chevrier, comment vous est venue l’idée de celui-ci ? Comment passe-t-on de l’illustration et du scénario au roman ?
L’univers des Territoires est né en 1998. Il devait abriter divers scénarios de jeux de rôles. J’étais maître de jeu sur des univers fantastiques. Le but au final était d’écrire un roman, déjà. Et puis les études ont pris le dessus. Je m’y suis remis petit à petit. C’est Nicodren de Chacalprod qui m’a incité à envoyer un manuscrit à Rroyzz éditions. J’avais commencé à écrire Marl comme un feuilleton à suivre sur mon blog. Je pensais en même temps l’illustrer. J’ai retravaillé le texte, et j’ai envoyé à l’éditeur, Emmanuel Millet. Il m’a répondu rapidement. Avec l’aide de Nicodren, j’ai recommencé le tout pour voir enfin le livre publié.
En fait, je suis passé du roman à la réalisation de scénarios, par manque de temps. Et à l’illustration car je voulais donner aux dessinateurs qui travailleraient sur mes histoires des découpages détaillés. On revient souvent à ses premières amours.

  1. Combien de tomes sont prévus pour le moment ?
Entre 7 et 8. L’histoire est déjà séquencée sur papier. Un sacré tableau, précieux, qui détaille les avenirs des héros. Dans l’histoire d’origine, il y avait cinq héros. Nous allons donc suivre dans les tomes suivants la naissance, l’enfance et l’adolescence de ces cinq personnages, jusqu’au moment ils vont être réunis.

  1. Comment conciliez-vous l’écriture du second tome avec vos autres activités ?
C’est difficile. J’ai décidé de consacrer des moments dans l’année à mes activités. Le dessin, c’est le soir, entre trente minutes et une heure, pas plus. L’écriture, c’est pendant les vacances, le soir ou très tôt le matin. Le reste du temps libre, je le passe avec ma famille, le plus important à mes yeux.

  1. Avez-vous prévu de réaliser une version illustrée par vos soins ? Est-ce un projet ?
Non, je n’ai pas le niveau nécessaire en dessin pour me lancer dans un tel projet. Mais le dessinateur Géladal réalise en ce moment une série d’illustrations sur le roman qui sont vraiment très réussies ! Il y a aussi un autre projet d’artbook que le dessinateur niTim m’a proposé. J’espère qu’il le mènera à bien. Il vient d’ailleurs d’être choisi pour réaliser les couvertures des romans.

  1. Et dernière question, en quelques lignes, pouvez-vous donner envie à nos lecteurs de découvrir l’univers des Chroniques des Territoires ?
Les Chroniques des Territoires, c’est de l’Aventure ! Des batailles ! Des rebondissements !... Pour rester sérieux, l’écriture du roman est pensée pour aller à l’essentiel, pour donner envie de lire à ceux qui d’habitude n’aiment pas lire, ou n’ont pas le temps. L’intrigue va crescendo tout au long des tomes pour déboucher sur… Découvrez la suite en lisant les Chroniques des Territoires !

Merci beaucoup à votre site pour votre intérêt et vos questions !

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