Ocube écoute : Doris Facciolo

Doris Facciolo a gentiment accepté de répondre à nos questions ! 


Ocube écoute : Doris Facciolo; doris facciolo; auteur; ocube; bdocube; bedeocube; interview; doris;


1. Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour les lecteurs !
Moi, c’est Doris. Oui, comme le poisson bleu (il parait que j’ai vu la version canadienne… bref). Dévoreuse de livres depuis mon adolescence, je me suis très vite plongée dans l’imaginaire pour ne plus le quitter. Bon, d’accord, sauf au boulot… l’imagination en comptabilité, c’est pas très bien vu.
Du coup, j’écris après journée pour pouvoir m’évader de ce monde vers d’autres qui me correspondent mieux. Et parfois, des éditeurs aiment le résultat et publient mes textes.
J’écris un peu de tout tant que cela reste dans le milieu SFFF au sens large.


2. Comptable à l’origine, d’où vous est venu l’envie d’écrire ?

Le jeu de rôle en ligne. Qui a dit que les comptables étaient de vieux grincheux coincés du bulbe ?
Le jeu de rôle en ligne, donc. J’ai commencé il y a à peu près dix ans à jouer en ligne sur une plate-forme qui était déjà vieille à l’époque (Ultima Online), sur un serveur privé où le roleplay était de mise. Ca m’a tout de suite beaucoup plus. J’ai joué plusieurs personnages et suis devenue maître de jeu. Il fallait constamment inventer des histoires et y impliquer les personnages joués par les différents joueurs afin qu’ils ne se lassent pas. C’était le début du jeu d’intrigues et de la construction de scénarios. Aussi, tout ce qui ne pouvait être joué en ligne était conté à part sur un forum. Mes premiers textes étaient nés.
Par la suite, j’ai eu envie d’écrire quelque chose de plus conséquent. Je me suis lancée dans l’écriture d’un roman… que je n’ai jamais terminé. Je me suis rendue compte qu’il prenait trop d’ampleur pour la débutante que j’étais. Je me suis alors tournée vers le format court : les nouvelles. J’ai participé à quelques concours où j’ai reçu de bons résultats, puis à un appel à texte d’un éditeur (Elenya Editions) où mon texte a été retenu pour une publication officielle.
La machine était lancée.


3. Quel est votre mode d’écriture ? Vos inspirations pour vos écrits ?

Comme on dit dans le métier, je suis plutôt jardinière qu’architecte (et puis j’aime bien m’occuper des fleurs et du potager). Je n’ai pas de mode d’écriture en particulier, je ne planifie pas tout dans les moindre détails. En général, pour une nouvelle, je me contente d’établir les étapes principales par lesquelles le récit doit passer. Ca tient sur une page A4. Et je travaille un peu plus profondément le personnage principal. Pour un roman, c’est le même principe mais en plusieurs pages, avec des détails sur les lieux, tous les personnages, le monde, le contexte etc. Mais pas de plan détaillé par chapitre.
Bon, c’est peut-être pour ça que je n’en ai jamais terminé aucun… allez savoir. Mais j’y travaille.
Quant à l’inspiration, elle peut venir de partout : d’une discussion, d’un film ou reportage, d’un thème d’un appel à texte, d’une image (ça, j’aime beaucoup), … L’inspiration est quelque chose qui se travaille. Elle ne doit jamais lâcher l’auteur, il doit toujours penser à son texte en arrière-plan sous peine de perdre le fil. C’est en tout cas ce que je crois et tente de pratiquer au mieux.


4. Vous avez à votre actif de nombreuses nouvelles et des romans en cours,  comment alliez-vous votre passion, votre blog et votre métier ?

Comment j’allie tout ça ? C’est très simple : en ce moment, je n’allie rien du tout.
Je viens de traverser une période difficile au boulot qui m’a couté en temps et en énergie. Je n’avais plus la force de rien faire en rentrant chez moi, et mes weekends chargés ne m’ont pas permise de travailler sur mes textes comme je l’aurais voulu. J’ai aussi eu pas mal de problèmes de santé dernièrement. Résultat : 6 mois pour écrire une seule nouvelle et le blog est à l’abandon depuis janvier.
Mais le bout du tunnel est proche. Rien qu’aujourd’hui, j’ai achevé l’écriture de cette fameuse nouvelle qui trainait depuis 6 mois, relu une autre pour envoi, et planifie le renouveau du blog.
Bref, gérer le boulot, l’écriture, la lecture et le blog, c’est quelque chose sur lequel je dois encore m’améliorer. Mais si d’autres y parviennent, j’y arriverai aussi.


5. Vous avez un recueil édité chez Elenya Editions, pourquoi avoir choisi cette maison d’éditions ?

Elenya a été la toute première maison d’édition à accepter l’un de mes textes. C’est une toute petite maison mais qui rassemble des gens merveilleux avec un cœur énorme. C’est d’ailleurs l’éditrice qui m’a demandé d’écrire soit un roman court, soit un recueil de nouvelles pour leur catalogue. Le travail qui a été fait avec Elenya m’a appris beaucoup de choses et je ne les en remercierai jamais assez.


6. Avez-vous déjà d’autres projets en cours ou à venir ? Si oui, pouvez-vous nous en parler ?

Oh oui ! La tête d’un auteur est toujours remplie de projets.
Pour parler de ceux qui vont se concrétiser :
  • Une nouvelle chez Rivière Blanche dans l’anthologie sur les robots, à paraître d’ici fin 2017 ;
  • Une nouvelle chez Académia, tome 3 de « La Belgique Imaginaire », à paraître d’ici fin 2017 ;
  • Une nouvelle pour un projet top secret, qui paraîtra probablement début 2018
  • Une nouvelle pour une anthologie à but caritatif dont je n’ai pas encore tous les détails


Pour les projets personnels en cours mais pour lesquels je n’ai encore fait aucune démarche :
  • Un roman de Fantasy mettant en scène une jeune Malienne qui se retrouve prise au piège dans un monde où tout le monde pratique la magie, sauf elle (rédaction : environs 40%)
  • Un roman de Science-Fiction en huis clos avec des personnages amnésiques, de la télé-réalité et un côté post-apocalyptique (rédaction : 1er chapitre)
  • Un fix-up de nouvelles Steampunk dont chaque texte se déroule dans le même monde mais à des lieux et époques différentes. Point bonus : 3 de ces textes ont déjà été publiés dans différents recueils. J’aime bien les parcours fléchés.



7. Si vous aviez la possibilité de travail avec un auteur, qui choisiriez-vous ? Pourquoi ?

Ha mais je le fais déjà !
Sur Liège, il y a pas mal d’auteurs. L’année dernière nous avons loué un gîte le temps d’un weekend afin d’écrire. Nous étions quatre : Katia Lanero Zamora, Damien Snyers, Sebastian Marchese et moi-même. Si nous avons chacun travaillé sur nos écrits respectifs, nous avons aussi rédigés de très courts textes façon cadavres exquis. On s’est bien amusés et on compte bien remettre ça !
J’ai aussi promis à Anaïs Edme d’un jour rédiger une nouvelle à quatre mains. L’occasion ne s’est pas encore présentée, mais ça se fera un jour.


8. Serez-vous présente à des salons, conventions, festivals,…, durant cette fin d’année, l’année prochaine ?

Pour cette fin d’année, je serai présente aux côtés d’Elenya sur deux salons, peut-être trois :
  • Les Aventuriales de Ménétrol (23 et 24 septembre)
  • Le Salon Fantastique de Paris (du 3 au 5 novembre)
  • Valjoly’maginaire (28 et 29 octobre, dossier en attente d’acceptation)


En 2018, vous pourrez me retrouver aux Imaginales. Un salon que je ne raterais pour rien au monde !
D’autres dates s’ajouteront probablement d’ici là.


9. Pourriez-vous indiquer à nos lecteurs où ils peuvent vous suivre ? (Facebook, Twitter,…)


J’ai également un compte Twitter et Google+, mais je n’y vais jamais. Ne vous attendez pas à recevoir de réponse de ma part de ce côté-là !


10. Et dernière question, en quelques lignes, pouvez-vous donner envie à nos lecteurs de (re)découvrir votre univers ?

Mon recueil « Légendes et Sortilèges » comprend des textes qui ont tous trait à la sorcellerie. J’habite un village belge surnommé « Le pays des macrales ». Macrale signifie « sorcière » en Wallon. C’est donc tout naturellement que j’ai utilisé les quelques légendes de ma région sur le sujet pour construire ce recueil. J’ai également tenté de représenter la sorcellerie comme elle pouvait être perçue dans le passé, ce qu’elle pourrait être aujourd’hui et ce qu’elle serait demain. On y retrouve donc aussi de la science-fiction, puisque deux des textes se déroulent sur Mars.
Les quelques nouvelles Steampunk qui ont été publiées (dans « Ex Machina » et « Steampunk » chez Elenya, dans « Montres à toute vapeur » chez Lune Ecarlate) sont toutes issues du même monde. Notre planète, ravagée par une troisième guerre mondiale qui oppose l’Humanité contre l’Autre Peuple, celui de Faerie. Y’a de la magie dans les rouages !
« Mauvais plan », dans l’anthologie « Super-Héros » d’Elenya, met en scène un héros complètement désabusé par son immortalité.

Merci beaucoup pour cette interview et à très bientôt !

Ocube écoute !; legendes et sortileges; ex machina; superhero; montres à vapeur; elenya; lune ecarlate; steampunk;


Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Laissez-nous vos impressions !